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Quand on aborde le débat sur l'énergie nucléaire, il ne faut pas se limiter à la problématique des déchets ou de la sûreté des centrales. L'approvisionnement, l'expertise, les coûts de production, les perspectives d'avenir ou encore la complémentarité avec les énergies renouvelables...
Les enjeux sont nombreux et méritent tous qu'on s'y attarde.



  • Applications

    Bien longtemps avant de penser à fabriquer une arme atomique, l'homme avait découvert les principes de la physique nucléaire. Il y a plus d'un siècle, il avait déjà commencé à les mettre en œuvre pour diagnostiquer et soigner les maladies. La médecine nucléaire est de plus en plus pointue et efficace et personne n'imaginerait y renoncer. Comme d'autres applications, elle a profité du développement des connaissances. Pionniers du nucléaire en général, les Belges le sont aussi dans ses applications non liées à l'énergie. Ils ont notamment un rôle à jouer pour garantir demain l'approvisionnement en radio-isotopes.

  • Approvisionnement

    Les ressources de combustibles fossiles s’épuisent progressivement et restent localisées dans des pays parfois géopolitiquement instables. Il n’y a donc aucun doute, il faut économiser ces ressources. Il faut restreindre la consommation d’énergie. Il faut également exploiter les sources renouvelables. Enfin, il ne faut pas négliger que les réserves d’uranium sont importantes et géopolitiquement bien distribuées. C’est une des raisons qui plaident en faveur de la contribution du nucléaire au mix énergétique afin de continuer à satisfaire nos besoins en électricité.

  • CO2

    Le changement climatique et le danger qu’il fait courir à la planète ne sont plus contestés. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une priorité. L’Europe, la première, montre l’exemple. L’enjeu est de préserver l’accès à l’énergie tout en produisant moins de CO2. Il faut encourager chacun à réduire sa consommation d’énergie. Il faut également promotionner les sources renouvelables. L’énergie nucléaire, qui présente d’excellents ratios en matière de CO2, ne doit pas être négligée dans la perspective d'une solution globale et diversifiée.

  • Déchets

    Chaque source d'énergie présente des avantages et des inconvénients. Pour le nucléaire, la production de déchets dangereux et qui, pour certains, le restent pendant de longues périodes est souvent évoquée. Ils sont pourtant de plus en plus réduits en volume. De plus, ils sont pris en compte et gérés selon des méthodes déjà éprouvées sur le terrain. Enfin, l'évolution des technologies permet d'envisager que demain ils servent à nouveau de source d'énergie.

  • Expertise

    Il y a un demi-siècle, la Belgique figurait parmi les pionniers des applications civiles du nucléaire. Depuis, elle entretient et développe son expertise dans la recherche, l’exploitation, la fabrication, les services et produits connexes. Aujourd’hui, le secteur est prêt pour contribuer au renouveau et à la renaissance du nucléaire. Découvrez l’expertise du secteur nucléaire belge et sa valeur économique sur les pages de nos membres.

  • New Deal - New Build

    L'expansion de l'énergie nucléaire a connu un important ralentissement pendant la dernière décennie du XXe siècle. De nombreux pays ont pris la décision de se désengager progressivement du nucléaire électrique. Aujourd'hui, la donne s'est modifiée et continue à se retourner. Réchauffement climatique et épuisement des ressources fossiles instaurent un "New Deal". La vie de nombreuses centrales est prolongée. Les programmes de désengagement sont revus. De nouveaux projets d'investissements et de "New Build" se concrétisent partout dans le monde.

  • Prix

    Les coûts de chaque type d’énergie électrique sont très spécifiques. Ainsi, dans les centrales à combustible fossile, le coût du combustible pèse lourdement sur le prix de revient. Pour les sources d’énergie renouvelables, les investissements sont considérables car il faut tenir compte des indisponibilités occasionnelles et donc prendre en considération l’installation de moyens de production de réserve. Pour sa part, le coût de l’uranium influe peu sur le prix de l’électricité nucléaire. Par contre, les investissements sont lourds et il faut gérer les déchets sur le long terme. Ceci rend le nucléaire plus particulièrement compétitif pour une production de base, d'autant plus que le coût de la composante carbone est prise en compte.

  • Prospective

    Les arguments ne manquent pas pour que le nucléaire constitue une des sources parmi d'autres pour satisfaire les besoins énergétiques et électriques des sociétés modernes. À long terme, l’énergie nucléaire peut contribuer à élaborer des solutions durables pour certains problèmes planétaires. Les progrès technologiques rendent la filière nucléaire plus respectueuse de l’environnement. De plus, la science nucléaire participe plus que jamais aux progrès dans les secteurs médical et industriel.

  • Radio-isotopes médicaux

    Chaque année, 35 millions de personnes dans le monde bénéficient d'examens et de traitement médicaux utilisant des radio-isotopes, dont 9 millions en Europe. La chaîne de production des radio-isotopes est longue et soumise à de nombreuses contraintes: de l'irradiation des cibles dans un réacteur nucléaire jusqu'à l'utilisation finale pour un patient, de nombreux partenaires interviennent. Et aujourd'hui, certaines de ces étapes menacent de ne plus être aptes à répondre à la demande. Heureusement, des initiatives sont prises pour pallier le risque de pénurie, notamment en Belgique. Etat de la question.

  • Sûreté

    Le secteur nucléaire dépend de la sécurité de ses installations. Pour garantir cette sécurité, le comportement des personnes qui y travaillent revêt une importance capitale. Au cours des dernières années, l’opinion sur la sécurité nucléaire à travers le monde a connu une évolution radicale. Dans les années 60 et 70, la sécurité se limitait à satisfaire aux règles techniques et administratives. Cette approche restreinte s’est ensuite transformée en une culture de sûreté plus large, qui ne cesse de se renforcer.