Le changement climatique et le danger qu’il fait courir à la planète ne sont plus contestés. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une priorité. L’Europe, la première, montre l’exemple. L’enjeu est de préserver l’accès à l’énergie tout en produisant moins de CO2. Il faut encourager chacun à réduire sa consommation d’énergie. Il faut également promotionner les sources renouvelables. L’énergie nucléaire, qui présente d’excellents ratios en matière de CO2, ne doit pas être négligée dans la perspective d'une solution globale et diversifiée.
CO2: essentiellement issu de la combustion
Toute combustion de matière organique (bois, biomasse, pétrole, gaz naturel, charbon, etc.) produit des atomes de carbone. Combinés à l’oxygène, ils génèrent du CO2 qui se disperse dans l’atmosphère. Dans les sociétés industrielles, depuis plus de deux siècles, la production de CO2 est massive et en croissance continue. Une immense majorité de la consommation humaine d’énergie recourt effectivement à la combustion de matières fossiles (chauffage, transport, industrie, électricité, etc.).
Le réchauffement climatique met la terre en danger
Au fil du temps, il est apparu de plus en plus clairement que ce CO2 est le principal gaz généré par l’activité humaine qui contribue au renforcement de l’effet de serre. L’effet de serre est un phénomène naturel, mais l’activité humaine a considérablement accru son effet. Si bien qu’aujourd’hui, la présence massive des gaz dans l’atmosphère entraîne un réchauffement de la planète et des modifications climatiques qui s’annoncent désastreuses pour la terre et ses habitants. Il y a consensus scientifique sur la question: il faut enrayer le phénomène. Pour y parvenir, la grande priorité est de prendre la voie d’une énergie moins axée sur le carbone et générant donc moins de CO2.
L’Europe a opté pour une politique volontariste
En la matière, l’Union européenne a été courageuse et a montré l’exemple. Première à adopter des objectifs de réduction des gaz à effet de serre suite à la conférence de Kyoto, elle les a ensuite renforcés. Elle a adopté un plan très ambitieux visant les 3 X 20 en 2020: réduction de 20% de la consommation, 20% d’énergie de sources renouvelables dans son bilan, réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre. La politique européenne reflète donc simplement le bon sens : réduire la consommation et en même temps, trouver des moyens de production générant moins de CO2.
Le nucléaire a les atouts pour contribuer à la solution
En matière de nucléaire, l’Union européenne laisse aux États membres toute compétence et souveraineté. Mais elle a exprimé clairement que l’énergie nucléaire devrait faire partie d’une solution équilibrée. Cela paraît logique. Car, bien que, tout comme les sources renouvelables, l’énergie nucléaire ne soit pas tout à fait exempte de production de CO2, son bilan est incomparablement meilleur que celui de toutes les énergies fossiles. De plus, ses caractéristiques le rendent complémentaire de l’énergie renouvelable, sa grande disponibilité lui permettant de compenser le caractère aléatoire de l’éolien, du solaire ou de l’hydraulique.
La Belgique ferme ses centrales nucléaires
Notre pays a une part d’effort à fournir pour contribuer aux objectifs européens. Fermer les centrales nucléaires après 40 ans, comme le prévoit la loi actuelle, va amener la Belgique vers la quadrature du cercle. Les sept unités nucléaires belges épargnent à la Belgique une production de 30 millions de tonnes de CO2 par an. Les études prospectives menées en Belgique ont été très claires sur la question: il sera très difficile, voire impossible, d’à la fois sortir du nucléaire et atteindre les objectifs de Kyoto.
Articles sur CO2
Les objectifs fixés à la Belgique dans le cadre européen en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont très ambitieux. Il semble difficile de les atteindre en fermant les centrales nucléaires.
Aucune technologie de production d’électricité n’est complètement exempte de CO2. Pas de doute néanmoins, certaines affichent des performances largement supérieures. Les énergies renouvelables et nucléaire en font partie.
La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre. Elle est dédiée à un défi majeur pour l'humanité. D'un indispensable accord entre les nations dépendra le virage indipensable pour tenter de juguler l'effet de serre et ses diverses conséquences climatiques.
L’Union européenne fait figure de pionnière en matière de lutte contre les changements climatiques. Elle entend utiliser toutes les technologies disponibles, dont le nucléaire, pour atteindre une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

















