L’avenir de la planete est en jeu
La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre. Elle est dédiée à un défi majeur pour l'humanité. D'un indispensable accord entre les nations dépendra le virage indipensable pour tenter de juguler l'effet de serre et ses diverses conséquences climatiques.
Une situation inquiétante
En raison de grandes concentrations de CO2 dans l’air, la température terrestre a augmenté de 0,5°C au cours des dix dernières années. Une augmentation similaire ou accentuée devrait sans doute marquer les dix prochaines années. Une situation pour le moins alarmante… Selon le consensus scientifique, les conséquences d’une augmentation de 2°C seraient irréversibles pour la terre et néfastes pour ses habitants. Les régions les plus pauvres seront les premières victimes, mais les pays industrialisés sont également vulnérables.
Des perspectives alarmantes
Les perspectives ne sont pas rassurantes: la croissance des pays émergents repose sur d’importants investissements dans une infrastructure abondamment productrice de CO2. La demande en énergie et en transport y augmente massivement. Les dernières constatations de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) indiquent que la température pourrait augmenter de 6,4°C vers la fin du 21e siècle.
Les conséquences d'une augmentation de 2°C seraient irréversibles pour la terre et néfastes pour ses habitants.
Objectifs à moyen terme
Des mesures drastiques sont donc nécessaires. Il ne suffit pas de freiner l’augmentation des émissions. Les émissions de CO2 doivent baisser fortement. Ce ne sera pas simple. En témoignent ces échéances:
- remplacer un parc automobile: 20 ans;
- remplacer un parc de centrales électriques: 30 à 40 ans;
- équiper toute l’industrie lourde d’une technologie plus propre: 30 à 40 ans;
- redessiner entièrement le paysage urbain (transport, répartition des commerces, regroupement en petites entités): au moins 50 ans.
Actions à court terme
Nous devons nous imposer d’une manière ou d’une autre ces objectifs à moyen terme. Mais des actions à court terme sont tout aussi nécessaires. Car le protocole de Kyoto oblige les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% en moyenne à l’horizon 2012 (par rapport à 1990).
Publié: 27-01-2009 | Mise à jour: 27-11-2009
















